Biennale de Venise – Finita la musica ? 

Biennale de Venise

Venise - Venedig
Venise – Venedig

L’art devient le jouet de la politique intérieure et étrangère.

Dès la dernière Documenta, les artistes ont été amenés à faire un examen de conscience. Le moindre soupçon (même infondé) d’une éventuelle tendance antisémite dans des expressions artistiques ou des œuvres d’art a suffi à déclencher un scandale. Une partie de la classe politique allemande s’est inquiétée pour la réputation du pays. On s’est senti dans l’obligation de souligner la relation symbiotique entre l’Allemagne et Israël.

Des communautés religieuses ont également pris la parole, faisant preuve d’une certaine effronterie difficilement surpassable en exigeant
participer à la sélection des artistes, ont fait preuve d’une certaine effronterie difficile à surpasser. Cette nouvelle politique culturelle, initiée à Kassel, s’est ensuite poursuivie au fil du temps

La classe dirigeante nationale et internationale d’obédience occidentale s’est arrogé le monopole de l’interprétation de l’art.

La Biennale d’art de cette année en est massivement affectée.

Bien sûr, l’attaque russe contre l’Ukraine touche également la scène artistique internationale. 
 
Des questions s’imposent, et ce n’est pas un hasard. Peut-on abstraire la réalité politique de l’art de la Biennale sans s’exposer au reproche d’ignorance face à la guerre en Ukraine ? Peut-on désormais exposer de l’art dans le pavillon russe ? Je pense que oui.

Mais on applique deux poids deux mesures, sans comparer ici les États et leur comportement contraire au droit international, et encore moins le relativiser :

Qu’en est-il des États-Unis, d’Israël et des attaques contre d’autres États comme la Palestine, l’Iran, le Liban, qu’en est-il du Maroc et de la terreur qu’il fait régner depuis des décennies contre le peuple des Sahraouis ?  

L’opportunisme occidental a développé ses propres paramètres auxquels l’art doit se soumettre. Comme celui-ci dépend également des subventions publiques, ce système de discipline s’applique manifestement à merveille.

Les responsables politiques se montrent incapables, voire indécis, lorsqu’il s’agit de rétablir la paix. Ils projettent cette attitude sur le monde de l’art et en son sein.

L’art est dominé par la politique impérialiste. Les expositions sont évaluées selon des critères politiques.

En appliquant cette stratégie de sanctions, on étouffe toute discussion au sein de l’art, qui est pourtant le garant de la liberté.

Elle disparaîtra si la communauté artistique le permet.

Est-ce ce qu’elle souhaite, et est-ce ce que nous voulons ?

Pour la liberté de l’art !

Biennale Venedig –  finita la musica? 
 

Biennale Venedig – Freiheit der Kunst ist in Gefahr.

Die Kunst wird zum Spielball der Innen- und  Aussenpolitik.

Bereits anlässlich der letzten Documenta wurde bei Künstlerinnen und Künstlern Gewissenserforschung betrieben. Auch der leiseste (und unbegründete) Verdacht einer möglichen antisemitischen Tendenz in künstlerischen Aussagen beziehungsweise bei Kunstwerken führte zur Skandalisierung.  Teile der deutschen Politik trieb die Sorge um den guten heimischen Ruf um. Man sah sich in der Pflicht, die symbiotische Beziehung zwischen Deutschland und Israel zu betonen.

Auch meldeten sich Glaubensvereine zu Wort, welche mit ihrer Forderung nach Mitbestimmung bei der Auswahl von Künstlerinnen und Künstlern gewisse Dreistigkeit nicht zu überbieten waren. Diese in Kassel begonnene neue Kulturpolitik setzte sich dann im Laufe der Zeit fort.

Die nationale und internationale Riege der Herrschenden westlicher Prägung hat die Deutungshoheit über die Kunst übernommen. Die diesjährige Kunstbiennale ist hiervon massiv betroffen. 

Natürlich tangiert der russische Angriff auf die Ukraine auch die internationale Kunstszene. 
 
Es drängen sich nicht von ungefähr Fragen auf. Lässt sich die politische Realität von der Kunst in der Biennale abstrahieren, ohne sich dem Vorwurf einer Ignoranz gegenüber dem Krieg in der Ukraine auszusetzen? Darf Kunst im Pavillon Russlands jetzt gezeigt werden? Ich meine ja. 

Aber es wird zweierlei Mass angelegt, ohne hier Staaten und ihr völkerrechtswidriges Verhalten einem Vergleich zu unterziehen, gar zu relativieren: Was ist mit den USA, Israel und Angriffen auf andere Staaten wie Palästina, Iran, Libanon, was ist mit Marokko und dessen seit Jahrzehnten herrschenden Terrors gegen das Volk der Sahraouis? 
 
Der westliche Opportunismus hat eigene Parameter entwickelt, denen sich die Kunst zu unterwerfen hat. Da diese auch von staatlichen Tantiemen abhängig ist, lässt sich dieses System der Disziplinierung offensichtlich vortrefflich anwenden.
 
Die Politiker erweisen ich als willenlos bis unfähig für eine Befriedung. Diese Haltung projzieren sie auf und in die Welt der Kunst.
 
Die Kunst wird von der imperialistischen Politik dominiert. Ausstellungen werden unter politischen Prämissen bewertet.

Indem diese Sanktionsstrategie betrieben wird, unterbindet man jegliche Diskussion innerhalb der Kunst, die eigentlich Garant für die Freiheit bedeutet.

Sie wird dahin sein, sollte die künstlerische Commune dies zulassen.

Will sie dies und wollen wir das?

Für die Freheit der Kunst!